Archives de la catégorie: Tibétains

Urgence ! près de 100 personnes dorment dehors à Conflans !

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Est-ce ainsi que les hommes vivent ?

Les tibétains à Conflans – une situation dramatique

Sous la pression des associations et de citoyens, le maire de Conflans, Laurent Brosse, avait finalement accepté l’année dernière qu’une cinquantaine d’entre eux puissent passer la nuit (uniquement pour la nuit, ils devaient quitter la salle dans la journée ) au chaud et à l’abri dans la salle Eugène Lecorre pour désengorger la péniche « Je sers » dont les capacités d’accueil sont limitées.
Cette ouverture avait été obtenue après l’arrêté municipal d’interdiction de l’utilisation de la passerelle, qui ne se préoccupait pas de ce qu’allait devenir les personnes qui y étaient.
La mairie ayant fait détruire la salle Eugène Lecorre cet été, cette solution provisoire n’est donc plus possible.
D’autre part, le maire de Conflans a publiquement refusé d’accueillir les migrants et réfugiés sur la commune, sous prétexte que c’est à l’Etat d’intervenir.
Le nombre de 25 000 migrants que la France s’est engagée à accueillir, rapporté à la population de Conflans, représente à peine 20 personnes.
20 personnes pour une ville de plus de 30000 habitants, est-ce déraisonnable de penser que l’on puisse trouver des solutions de logement ?
Des citoyens de Conflans, devant les conditions épouvantables dans lesquelles vivent ces Tibétains, en accueillent certains chez eux, ne se cachant pas devant des arguments du type « ce n’est pas à moi de m’en occuper », mais tout simplement par souci d’humanité.
Ils se substituent au devoir premier et non tenu de tout responsable digne de ce nom : protéger les plus démunis.
La mairie de Conflans n’a apparemment pas la même logique : quand on interroge le maire, il nous est répondu « j’ai alerté la préfecture », lorsqu’il nous répond…
Quand on voit quelqu’un de blessé au bord d’une route, on ne se dit pas « c’est aux pompiers d’intervenir, je les alerte et je m’en vais », on lui porte déjà secours et assistance.
L’alerte est une chose, mais en attendant des gens dorment dehors sous des tentes en hiver, chez nous à Conflans.
Est-ce acceptable et tolérable ? : NON.
S’il se produit un accident grave ou un décès, entendra-t-on « j’avais alerté la préfecture » ?

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Depuis la situation n’a cessé de se dégrader : des tibétains dorment sous des tentes en face de Conflans dans des conditions indignes d’un pays qui est parmi les plus riches de notre planète, et d’un département qui est le deuxième le plus riche de France.
Il est vrai qu’ils sont moins visibles que lorsqu’ils étaient sur la passerelle et que les Conflanais ne sont pas forcément au courant de cette ignominie : nous conseillons à Monsieur le maire de traverser la Seine et d’aller voir les conditions dans lesquelles vivent actuellement ces personnes.
Avec les conditions climatiques extrêmes (froid, vent), il y a déjà eu des dégâts : branches tombant sur les tentes, blessant certaines personnes, un cas de tuberculose….
Sans compter les agressions dont ils pourraient être victimes.
Nous considérons qu’il s’agit de non-assistance à personnes en danger.
Il y a pourtant des locaux libres, non utilisés depuis des années, qui pourraient être mis à disposition pour l’hiver : aux Boutries, sur le site Thalès, des centaines de m2 de bureaux non utilisés.

Monsieur le maire et conseiller départemental : il y a des possibilités de logements, c’est juste une question d’humanité et de volonté politique : ouvrez les bâtiments publics, faites appliquer la loi de réquisition, c’est une urgence absolue !

Ajout du 02/12/2015 :

lettre des élu(e)s de Conflans Energie Populaire remise à Laurent Brosse, Maire de conflans, à télécharger ICI.
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Situation des réfugiés et des sans-abris accueillis par La Pierre Blanche, à Conflans et ses environs

mediapart
Article de Paul Deboutin – MediaPart 20 octobre 2015

Depuis plusieurs années, l’association La Pierre Blanche accueille, héberge et nourrit des personnes sans-abris à Conflans Sainte Honorine et à Andrésy, dans le nord des Yvelines. Les personnes accueillies sont majoritairement des réfugiés, et plus particulièrement des réfugiés tibétains fuyant leur pays pour des raisons politiques (auxquelles s’ajoutent quelquefois des raisons économiques). L’association, en plus de fournir un hébergement (soit sur des péniches, soit chez des particuliers volontaires) et des repas, aide quotidiennement les réfugiés dans leurs démarches administratives, notamment en ce qui concerne les demandes d’asile. Un réseau bénévole s’est créé pour donner des cours de français et aider les réfugiés à s’intégrer. Lire la suite →

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Communiqué du collectif de soutien aux réfugiés tibétains de Conflans

Jeudi 26 mars 2014
Communiqué du collectif de soutien aux réfugiés tibétains de Conflans
– Appel à la solidarité –

Nous prenons l’initiative de vous contacter pour appeler votre attention sur la situation de réfugiés tibétains sur la commune de Conflans-Sainte-Honorine (78). Notre ville est en effet depuis plusieurs années une destination privilégiée par de nombreux tibétains fuyant la répression du gouvernement chinois. Ils sont donc demandeurs d’asile et pour certains, réfugiés statutaires. Ils trouvent auprès de l’association La Pierre Blanche une assistance considérable : repas, dortoir, aide administrative, cours de langues… Mais l’association, qui vient en aide à toute personne en situation d’exclusion et donc non pas seulement aux Tibétains, est désormais débordée, ses capacités maximales d’accueil étant déjà dépassées (que ce soit sur la péniche Je Sers ou dans les deux maisons qu’elle gère à Andrésy, commune voisine).
C’est ainsi que depuis plus d’un an, certains Tibétains avaient dû établir des campements de fortune sur la passerelle piétonne ou sous le pont de la RN184 qui traverse la Seine. Comble de l’inhumanité, la mairie a publié au début de l’hiver 2014 un arrêté d’interdiction d’occupation de ces lieux, sans pour autant proposer de solution alternative. C’est cet événement qui a provoqué une mobilisation plus active, débouchant sur la formation d’un « collectif de soutien », comprenant diverses associations locales et citoyens engagés sur Conflans. La mairie a alors finalement accepté la proposition qui lui a été faite par ce collectif de donner à une quarantaine de Tibétains l’accès, de nuit, à une salle municipale (salle Eugène Le Corre) vide car prévue pour destruction à la fin du mois de mars, et située justement sous ce même pont. Si cette solution n’est pas idéale et bien sûr pas pérenne, les Tibétains ont du moins pu avoir un toit, du chauffage, de l’électricité et l’eau courante durant l’hiver.
Ceci étant, et malgré la tenue de plusieurs réunions entre le collectif et la Mairie ainsi que l’interpellation de l’Etat, aucune solution d’hébergement plus pérenne ne semble avoir été trouvée depuis. Or, la mairie et la préfecture affirment ne pas vouloir prolonger l’ouverture de la salle à la fin du mois. La position de la mairie s’articule autour du déni de compétence : il s’agirait là d’une compétence exclusivement étatique puisque l’accueil des demandeurs d’asile et réfugiés statutaires relève bien des services de l’Etat. Ceux-ci affirment quant à eux déjà tenir leurs engagements et faire tout leur possible, d’autant plus qu’ils ne veulent/peuvent pas cibler une population en particulier (pas de discrimination positive). Le constat reste selon nous toutefois toujours le même : les pouvoirs publics ne remplissent pas le rôle qui est le leur selon la loi. L’accueil et l’hébergement des demandeurs d’asile et réfugiés statutaires en structures spécifiques (CADA notamment) est bel et bien prévu par la loi mais n’est pas effectif faute de moyens.
Nous sommes actuellement en négociation avec la mairie et les services de l’Etat pour faire en sorte qu’à la fin du mois, les Tibétains ne se retrouvent pas une fois de plus à la rue, situation qui serait totalement inadmissible, hiver ou pas. Au vu des dernières prises de position, nous craignons qu’une issue positive reste peu probable de la part des pouvoirs publics.
L’objet de ce communiqué est donc, au-delà de la sensibilisation à la situation, un appel à la solidarité car le tissu associatif et citoyen de Conflans n’est hélas pas en mesure de palier entièrement aux déficiences des pouvoirs publics. Nous souhaitons relayer ce message le plus largement possible. Toute proposition de contribution, et plus particulièrement en ce qui concerne l’hébergement, sera donc la bienvenue.

Signataires

La Pierre Blanche, Le Collectif, La Ligue des Droits de l’Homme, Confluence Ecologie Solidarité


télécharger le communiqué ICI

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Tibétains – Reunion mairie-associations-préfecture-Tibétains – 7 janvier 2014

Compte-rendu de la réunion du 7 janvier après-midi en mairie :

Étaient présents: la mairie, la préfecture, la Pierre Blanche, le Secours Catholique, ACR et notre collectif accompagné de deux représentants tibétains. Ceci est bien un compte-rendu et non pas une position politique ou idéologique. Ce sont les résultats de la réunion mais nous pourrons discuter de ce qui a été dit par toutes les parties.

Trois points principaux :

  • Gestion de la salle
  • L’ensemble des acteurs (préfecture, mairie, associations) ont accueilli favorablement notre proposition d’autogestion de la salle Lecorre par les Tibétains. Ceux-ci devront donc organiser par eux-mêmes les tours de veille. Une formation à la sécurité par les pompiers est prévue.
    Les clés leur seront fournies (entre 19h et 20h) et seront récupérées le lendemain, d’abord par le collectif puis très probablement la Pierre Blanche.
    Seules les 40 personnes de la liste précédemment établie seront autorisées à demeurer dans cette salle (pas de nouveaux venus). La liste sera remise aux Tibétains et ce sont eux qui seront en charge de contrôler cette disposition. La salle a donc vocation à être fermée une fois que ces 40 personnes, ayant obtenu leur statut de réfugié politique ou de demandeur d’asile, auront été orientés vers les centres d’hébergement spécifiques (CADA).

  • Accompagnement dans les démarches administratives
  • La préfecture nous ayant expliqué qu’ils ne pouvaient pas orienter les Tibétains vers les hébergements spécifiques tant qu’ils n’étaient pas officiellement demandeurs d’asile ou réfugiés, nous leur avons suggéré de venir à eux sur le terrain afin d’accélérer ces démarches. Cette demande a été favorablement accueillie : il est donc envisagé de dépêcher un ou deux travailleurs sociaux de la préfecture afin d’aider les Tibétains dans les démarches.

  • Conventionnement de la salle
  • La préfecture va demander de conventionner la salle sur le modèle des deux maisons de la Pierre Blanche à Andrésy. Nous ne connaissons pas précisément ce modèle mais cela revient globalement à reconnaître la salle comme centre d’hébergement d’urgence. A préciser avec la Pierre Blanche ce que cela veut dire concrètement, notamment en termes de financement.

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    Tibétains de Conflans : quelques photos ….

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    Tibétains de Conflans : la salle Eugène Lecorre enfin disponible

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    (source image : site dormirajamais.org)

    Bonne nouvelle ! Alors que les places débloquées par la préfecture arrivaient à leur terme ce lundi 5 janvier, de nombreux réfugiés tibétains se retrouvaient une fois de plus à la rue à Conflans. Donnant suite à la mobilisation du collectif de soutien aux tibétains, la mairie a finalement accepté d’ouvrir la salle Eugène Lecorre pour les héberger provisoirement.
    Une condition a toutefois été posée : la présence d’un veilleur de nuit. Impossible le soir même, d’autant que la question de la prise en charge financière n’a pas été réglée. Face à cette situation quelque peu frustrante, et vu l’urgence, des conflanais sensibles à la question se sont rendus à la mairie avec un représentant des tibétains afin de proposer, en attendant une solution plus pérenne, un système de gardiennage citoyen et volontaire. Le maire et son adjointe aux affaires sociales, qui ont reçu le collectif, ont accueilli favorablement cette démarche.

    La salle a donc été ouverte dans la soirée et quelques conflanais se sont relayés durant la nuit pour « garder » la salle. Une trentaine de tibétains a donc pu passer la nuit au chaud et au sec. Les services de la mairie, la Croix Rouge ainsi que la Pierre Blanche ont fourni les matelas et les couvertures.
    La discussion sur la suite à donner est en cours avec la mairie. Plusieurs solutions sont envisageables: veille effectuée par les tibétains eux-mêmes, formation à la sécurité par les pompiers, gardiennage professionnel… Une réunion à ce sujet devrait avoir lieu mercredi.

    D’ici là, les volontaires sont toujours les bienvenus !

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    Un toit pour les réfugiés Tibétains à Conflans

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    (source image : site dormirajamais.org)

    Si la situation des réfugiés tibétains de Conflans n’est pas nouvelle, il est depuis quelques temps difficile de l’ignorer. Cela fait en effet plusieurs années que Conflans et plus particulièrement le bateau « Je Sers » et son association « La Pierre Blanche » sont devenus une destination pour ces tibétains fuyant la répression chinoise, qui s’est considérablement accrue depuis 2008. On s’en souvient, cette année avait été marquée par la répression violente des manifestations appelant à la fin des violations continues des droits de l’homme au Tibet. Depuis, un nombre croissant de tibétains arrive chaque année en France où ils demandent l’asile politique. Les places en CADA (Centre d’accueil de demandeurs d’asile) sont insuffisantes et les associations sont rapidement dépassées.
    A Conflans, la Pierre Blanche vient en aide aux tibétains en leur offrant notamment des repas, une initiation au français, un lieu pour se rassembler et, dans la mesure du possible, un hébergement. De même, l’association ACR assiste les tibétains dans l’obtention d’hébergements auprès du 115 et des structures d’urgence.
    Une trentaine de places a ainsi été « débloquée » par la préfecture. Mais ces places sont extrêmement limitées. Elles sont par ailleurs éclatées et éloignées si bien qu’il est extrêmement difficile pour les tibétains, qui ne parlent que très peu français ou anglais, d’y accéder. De plus en plus sont alors obligés de dormir dehors, trouvant refuge sous le pont ou sur la passerelle piétonne de la RN 184. Pire encore, la trentaine de places « débloquées » par la préfecture sur le département devrait, semble-t-il, n’être de mise que jusqu’au lundi 5 janvier. Il faut également avoir en tête qu’il s’agit de places destinées à accueillir les sans-abris de tout horizon, déjà nombreux. Les demandeurs d’asile ne devraient pas avoir à « concurrencer » ces sans-abris !
    Cette situation déjà dramatique s’est récemment aggravée par l’arrivée des températures hivernales. Vivre et dormir dehors, déjà inadmissible en soi, devient alors un risque pour la survie (la France déplore 6 morts de froid dans la rue ces derniers jours…). D’autant plus que la préfecture n’a toujours pas déclaré le plan grand froid dans le département.
    Une fois de plus, les pouvoirs publics tardent à agir et l’on peut aisément parler de non-assistance à personne en danger. Rappelons que l’Etat a le devoir non seulement de protéger les demandeurs d’asile mais de leur assurer un hébergement (en CADA ou en accueil transitoire d’urgence).
    C’est encore une fois la société civile qui alerte l’Etat, propose des solutions et vient en aide aux tibétains. Après la publication par la mairie d’un arrêté d’expulsion interdisant l’occupation de la passerelle et des piles du pont de la RN 184 (pour des raisons de sécurité…), un collectif de tibétains et de conflanais a manifesté devant la mairie, mardi 30 décembre. Le maire a alors reçu une délégation qui a souhaité connaître ses intentions. Une solution d’hébergement dans la salle Eugène Lecorre a ainsi été évoquée. Le maire aurait donné son accord pour l’ouverture de cette salle sous réserve de l’accord de la commission de sécurité.
    La réponse de ladite commission devant intervenir lundi 5 janvier, nous espérons qu’elle soit positive car de nombreux tibétains se retrouveront alors une fois de plus à la rue ! Et comment croire que laisser des gens dormir dehors en hiver puisse contribuer à leur sécurité ?
    Lundi, les pouvoirs publics auront l’obligation d’agir ! Le collectif de soutien aux tibétains reste vigilant. Des solutions, il en existe ! Les locaux publics doivent être utilisés pour cette situation d’urgence ! Gymnases, salles polyvalentes, logements vacants, hôtels, etc…

    4 janvier 2015

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