Archives de la catégorie: Environnement

Les nouveaux barbares

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Comment qualifier autrement l’équipe municipale dirigée par Laurent Brosse, maire de Conflans Sainte Honorine ?

Leur slogan « Osons l’avenir » résonne de manière funeste avec l’abattage des tilleuls de la place Fouillère.
Si pour eux « Oser l’avenir » se traduit de cette façon, il y a de quoi être très inquiet pour l’avenir de notre commune. Notamment pour les arbres promis à l’abattage situés près des anciens locaux de la Caisse d’Allocation familiale, sur lequel un projet d’hôtel et de logements est prévu.
Sans parler du projet démesuré de port multimodal en face de Conflans (l’équivalent du port de Gennevilliers !) qui menace l’existence même de l’Ile du Devant.

Ces 31 tilleuls ne demandaient rien à personne et protégeaient les promeneurs et le marché. Ils faisaient partie de l’histoire de Conflans, et restent gravés dans la mémoire et dans le coeur des Conflanais.
Ces arbres, centenaires pour beaucoup d’entre eux, encore sains (les soi-disantes études qui ont établi qu’ils étaient malades n’a jamais été rendu publique, malgré des demandes restées sans réponse au maire et à deux conseillers municipaux – copie de ces échanges sur simple demande) ont été abattus sans état d’âme par la volonté d’une équipe municipale pour qui ils étaient seulement gênants pour le projet controversé de réfection de la place Fouillère.
Comment interpréter cette non-réponse autrement qu’à penser qu’il n’y a eu aucunes études réalisées ?
De fait, il n’y a pas eu d’études sauf l’affirmation par la mairie, pour les besoins de la cause, que les arbres étaient malades. Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage.
Sur les sections des troncs coupés, chacun a pu voir qu’ils étaient encore parfaitement sains.

Ce projet aurait pu inclure ces tilleuls et faire de cette place un endroit intéressant et, en n’enlevant rien à l’agréable et au convivial, s’inscrivant dans la longue tradition des quais de Conflans avec cette permanence d’alignement d’arbre typique à ces lieux. En externalisant par exemple le parking actuel à l’emplacement de l’ancienne salle Eugène Lecorre, sous le pont de la N184, et laisser uniquement quelques places de stationnement à cet endroit – proposition faite lors de la réunion de « concertation » et laissée de coté par la municipalité.
Mais non, ces tilleuls gênaient l’aménageur pour y mettre des voitures et rendre les lieux accessibles aux cars de touristes dans le seul but de remplir les caisses des concessionnaires de parking.

Qu’est-ce qu’un arbre ? Pour ces gens-là, apparemment pas un être vivant, mais un élément que l’on utiliser sinon détruire quand il gêne.
L’extrême « indélicatesse » de l’aménageur en place résulte d’un manque certain de culture car nous savons aujourd’hui, comme il est expliqué dans le livre « La vie secrète des arbres » (édition les Arènes), les arbres ne sont pas seulement là pour produire du bois et de l’oxygène, mais sont des êtres sociaux, ils communiquent entre eux, « …Ils peuvent compter, apprendre et à mémoriser, se comporter en infirmiers pour les voisins malades. Ils avertissent d’un danger en envoyant des signaux à travers un réseau de champignon …. Pour des raisons inconnues, ils gardent les anciennes souches de compagnons abattus vivants depuis des siècles en les nourrissant avec une solution de sucre par leurs racines…. » et donc méritent que l’on se soucie d’eux comme des bons voisins.

L’ironie est que ceux-là mêmes qui font ce carnage ou qui l’approuvent iront verser des larmes émues au multiplexe où ils amèneront leurs enfants pour voir le dernier film de Nicolas Vannier qui démontre la même chose. Quelle inconséquence et pour certains, quel cynisme !

Il y a quelque temps, la municipalité menait une campagne sur le VAC et sur les panneaux pour dénoncer « Les huit saloperies » . Ce massacre des tilleuls des quais n’est-il pas aujourd’hui la « neuvième saloperie » ? Et selon nous, cette « neuvième saloperie » vaut largement à elle seule les huit autres car elle bouleverse définitivement le cadre de vie et le vivant, de façon irrémédiable.

Le maire, Laurent Brosse, et son équipe ont pris une lourde responsabilité en menant un tel projet pour lequel ils n’ont jamais été mandatés, et ne laisseront leur empreinte dans l’histoire de la ville qu’en tant que démolisseurs.


La place des tilleuls (renommé place des barbares, ou place du parking) après le massacre :
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Plan de 1929 où l’on voit les tilleuls en nombre :

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Les Tilleuls juste avant leur exécution :

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Stop aux lumières inutiles : Interpellons notre maire !

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En 25 ans à peine, le nombre de points lumineux a plus que doublé en France pour atteindre 11 millions de lampes et lampadaires et 3,5 millions d’enseignes lumineuses !
Cet éclairage public engendre une pollution lumineuse croissante dont les effets sur la biodiversité nocturne sont indiscutables :

 
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Cette explosion de lumière induit également un gaspillage énergétique conséquent, des émissions de gaz à effet de serre importantes, tout en effaçant une bonne partie de la voute céleste.

Plusieurs centaines de communes ont déjà réalisé un diagnostic énergétique de leur éclairage et réduit considérablement la facture énergétique (voir exemple de Rochefort ICI qui a économisé 60 000 euros/an ).

Vous aussi, vous pouvez agir pour réduire la pollution lumineuse en interpellant maintenant votre maire : à l’initiative de “Agir Pour l’Environnement”, interpellons notre maire Laurent Brosse, et suivre des recommandations simples et non couteuses : cela serait bon pour la planète et pour le porte monnaie des Conflanais.

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Suite à la demande de CES du 14/11/2016 au sujet de l’éclairage intempestif, nous avons constaté que les quais de l’Oise n’étaient plus éclairés après 23h00. Nous nous en félicitons, encore un effort Mr le maire, et accédez aux demandes de l’association “Agir Pour l’Environnement”, par exemple :

  • Eteindre l’éclairage public une partie de la nuit
  • Installer des éclairages à détecteur de présence, des variations d’intensité, en heures creuses par exemple (horaires et rues cibles devant être définies en concertation avec les riverains)
  • Rénover l’éclairage pour qu’il renvoie moins la lumière vers le ciel et qu’il soit plus efficace (LED, détecteurs de présence, adaptation de la luminescence…).

Ces mesures simples et de bon sens permettraient de faire d’importantes économies, rentabilisant, en quelques années les éventuels investissements. L’éclairage public, qui représente en moyenne 40% de la facture d’électricité, est en effet un des premiers postes de dépenses pour la commune.

L’éclairage public, lorsqu’il est excessif et inadapté, engendre un gaspillage énergétique et une pollution lumineuse qui nuit à l’environnement nocturne (perturbation des écosystèmes, disparition du ciel étoilé) et aux rythmes biologiques essentiels pour la santé des habitants. Les habitants sont de plus en plus en demande d’un éclairage raisonné. L’expérience montre que l’éclairage n’apporte pas plus de sécurité.

Enfin, les communes peuvent être accompagné techniquement et financièrement par l’ADEME. Et sans attendre, elles peuvent réaliser un pré-diagnostic gratuit en ligne

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Réponse à « Charles, un élu »

Vu sur « Conseil Facebookal entre Conflanais » ce commentaire d’une personne prénommée « Charles, un élu » à propos de la pétition lancée sur internet contre la coupe des tilleuls de la place Fouillères :

« …Je connais la personne qui a lancé la pétition : C’est la femme d’un opposant politique qui essaye simplement de faire le buzz …»

De cette simple phrase, on retient plusieurs choses de ce que peut penser « Charles, un élu » :

  • une femme qui s’exprime en lançant une pétition est avant tout identifiée comme « femme de », elle ne peut apparemment pas avoir une pensée propre en dehors de son mari, les autres « femmes de » apprécieront.
  • le simple fait d’être la « femme d’un » opposant politique est déjà hautement suspect (voire le simple fait d’être opposant politique ?)
  • ne pas être du même avis que la majorité municipale est vu comme une volonté de « faire le buzz »

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Le double langage de nos politiciens locaux

L‘équipe Brosse n’est pas à une contradiction près quand il s’agit de faire passer des vessies pour des lanternes. Ainsi de l’invocation de “Conflans capitale de la batellerie” sur le registre de la carte postale du passé pour nous faire avaler l’avenir “radieux” de la plateforme multimodale, aboutissement logique du canal Seine Nord Europe dont ils sont partisans.
Pourtant côté passé rappelons tout de même que la batellerie d’antan était certes pittoresque mais aussi et surtout synonyme d’un travail de forçats et de misère sans nom. Côté avenir, soyons certains que les pousseurs et porte-conteneurs du commerce mondialisé n’ont rien à voir avec les péniches d’autrefois. Il y a de fortes probabilités pour que le port multimodal face à Conflans, ressemble plus à Gennevilliers (en plus grand) plutôt qu’aux petits ports sympathiques au bout du canal du Midi !
Ce fameux canal seine Nord Europe qui doit transformer l’Oise en une véritable autoroute fluviale pour relier les ports de la mer du Nord à la Seine est réclamé par les armateurs fluviaux et les lobbies industriels et des BTP ainsi que par leurs alliés politiques notamment , au plan local, par la majorité de la communauté urbaine GPSO qui a des projets pharaoniques sur Seine Aval, à commencer sur Conflans. Lire la suite →

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Laurent Brosse se convertit (enfin) à la cause écologiste et citoyenne

Le maire de Conflans Sainte Honorine, Laurent Brosse, après une profonde réflexion, et conscient de ses erreurs passées, s’engage à revenir sur toutes les décisions malvenues que sa majorité LR/UDI a pu prendre depuis son élection en 2014, et se convertit à la cause écologiste et citoyenne :

  • il se prononce contre l’A104, il se couchera devant les engins de chantiers si nécessaire
  • il se prononce contre le projet de port multimodal en face de Conflans, et va engager à la place un projet écologique pour la protection de la faune et de la flore
  • il revient sur sa décision de suppression des 18 postes d’ATSEM
  • rétablissement des 2/5 des budgets alloués aux projets éducatifs des enseignants qu’il avait supprimé
  • il va faire voter au conseil départemental le rétablissement de la subvention pour la prévention spécialisée (ACR)
  • il va engager un vaste plan de rénovation énergétique des bâtiments municipaux
  • il fait passer Conflans en zone 30
  • il fait passer la rue Berteaux en zone piétonne
  • à l’instar de la mairie de Grenoble, il fait supprimer les panneaux publicitaires
  • il donne un local pour créer un atelier vélo participatif
  • il abandonne son poste de conseiller départemental pour ne plus cumuler
  • il fait adhérer Conflans aux “Villes en transition”
  • il fait passer les cantines scolaires en nourriture bio et locale
  • il fait construire une maison des réfugiés

A peine rentré de ce qu’il avait annoncé comme une simple randonnée dans les bois magiques d’Outre-Seine mais qui s’est transformé en découverte épiphanique, Laurent Brosse, maire de Conflans-Sainte-Honorine, se révèle un nouvel homme, porteur d’une mission.

Nous le félicitons et le remercions de cette salutaire prise de conscience !

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Trank’ île contre Trek’ île , le combat continue !

Un projet d’extension du parc de l’île Nancy, dit projet « Trek’île » est en train de défigurer et de détruire de manière irréversible le caractère sauvage de cet espace naturel protégé.
Cette île est classée réserve ornithologique et espace naturel remarquable par le code de l’urbanisme.

A l’heure où nous assistons à une perte dramatique de la biodiversité, ce projet démentiel doit être combattu : il y participe par la destruction des habitats et la modification des milieux naturels de cette île.

Par ailleurs, et contrairement à ce qu’affirme le maire d’Andrésy, Hugues Ribault, la population n’est absolument pas pour ce projet :
Seulement 0,49 % des Andrésiens, soit 118 personnes, se sont prononcés sur le projet lors d’une présentation effectuée par la municipalité et pourtant celle-ci ose déclarer que « Les visiteurs ont majoritairement exprimé des opinions favorables et souvent enthousiastes » et n’hésite pas à parler d’un « projet consensuel » ! : il s’agit là d’un déni de démocratie
A comparer avec la pétition qui a déjà recueilli plus de 1400 signatures !

Les travaux ont commencés alors que les affichages réglementaires n’ont pas été mis en place, plusieurs constats d’huissier ont été établis, mais depuis plus de 20 000 m2 de végétation ont été ravagés dans l’île.
Il faut conserver le caractère naturel de cette île, et ne pas la transformer en un nième parc d’attraction !

L’association de défense de cette île a déjà entamé un combat judiciaire avec le dépôt de plusieurs recours, et la prochaine audience est fixée au 8 février qui portera sur la légalité du projet sur le plan de l’environnement et de l’urbanisme.

Il y a urgence, et il est important que les citoyens de la Confluence se mobilisent en apportant leur soutien à cette association pour protéger le caractère sauvage de cette île qui est un bien commun :
Nous vous invitons à aller sur le site de l’association de défense de l’île :
Andrésy Trank’île , les vidéos et photos sont édifiantes !

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Etang du Corra et ordures : le mauvais ménage

Ceux et celles qui vont se balader, courir, faire du vélo, pêcher, ou observer la flore et la faune à l’étang du Corra, ont pu constater que cet endroit devient un dépotoir : bouteilles en verre et en plastique, sacs plastiques, canettes en aluminium, emballages divers et variés, il y en a partout aux abords de l’étang comme on peut le voir avec les quelques photos ci-dessous :

Cela est dû à une frange de dégoûtants personnages (à ne pas confondre avec des porcs, qui sont des animaux propres et respectent leur environnement) qui viennent là se goinfrer et boire (litres de bières ou autres sodas) et qui laissent là leurs déchets.
Ces inhumains humains ne vont heureusement pas plus loin que les abords immédiat de l’étang. Faire plus de 100 mètres à pied depuis leur voiture est au-dessus de leur entendement et de leurs forces : la seule raison de l’absence de leurs voitures sur les rives de l’étang est dûe à la quasi impossibilité de les y amener !

L’absence de poubelle sur le site est volontaire de la part de l’ONF pour inciter les gens à ramener leurs déchets chez eux. Cette vision des choses peut se comprendre, chacun doit ramener les déchets qu’il produit, ce n’est pas à d’autres de le faire à leur place (et le faire payer à ceux qui ne viennent pas du tout !).
Apparemment, ces sympathiques citoyens aiment retrouver un environnement familier en revenant aux mêmes endroits où ils ont déposé leurs immondices, une façon atavique mais dégénérée de « marquer leur territoire ». De plus ils aiment détruire le mobilier public : plus il est conçu costaud pour durer, plus il subit leur coups pour démontrer leur « force et détermination »
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